J’ai toujours eu ce désir profond de voyager en famille. Juste pour vous dire, mon chum et moi avions prévu ce voyage 4 ans avant même d’avoir commencé à avoir des enfants. Mais voilà qu’enceinte des remises en question faisaient leur chemin… Tout d’un coup que notre bébé est exigeant à un point inimaginable que ça en est trop épuisant, tout d’un coup qu’il tombe malade, tout d’un coup que je n’ai pas le courage ou encore la force, tout d’un coup que l’organisation est beaucoup plus compliquée que ce que j’aurais cru… tout d’un coup que…

Ça fait que, deux mois après avoir accouché, j’ai ressenti le besoin de me tester.

« Awaille la grande, t’es capable! »

Mon frère, ma belle-sœur, mon chum et moi avons la tradition de faire une escapade plein air avec un gros trek tous les automnes. Timing parfait pour expérimenter la chose.

« Awaille la grande, t’es capable! »

Le moment idéal pour découcher avec bébé, m’organiser avec bébé et de trouver le moyen de profiter malgré bébé.

« Awaille la grande, t’es capable! »

On s’en va à Charlevoix. Plus ou moins 5 heures de route à faire, sans compter les pauses allaitement. On décide donc de faire un arrêt dodo à mis chemin question de se donner une chance, tsé!

« Awaille la grande, t’es capable! »

On ne voulait pas se la compliquer côté hébergement non plus, fack on a opté pour un chalet (nous avions l’habitude de camper, mais y’a des limites à allaiter dans une tente à 0 degré!)

« Awaille la grande, t’es capable! »

Jour de trek. On opte pour les Grands Jardins de Charlevoix. Une randonnée de 8,4 km et un dénivelé de 500 mètres. Bien que jugé difficile par la SEPAQ, ce n’est rien de faramineux. Mais quand c’est la première fois que tu treks après avoir fait la baleine échouée pendant presque neuf mois et surtout la première fois après avoir accouchée, c’est comme un pas pire défi.

« Awaille la grande, t’es capable! »

Bébé est en portage collé sur ma poitrine et dort tout le long alors que j’ai le souffle court.

« Awaille la grande, t’es capable! »

On profite de nos pauses pour dégourdir et nourrir bébé. Sort une boule et allaite en me cachant tant bien que mal des quelques passants.

« Awaille la grande, t’es capable! »

Enfin rendu au sommet! Fier comme un coq (ou une poule?) mais encore plus fière de constater que des étrangers viennent me féliciter. Ils me trouvent brave pis ben bonne qu’y disent. S’il savait que finalement je peux ravaler mes doutes, car ce n’était pas sorcier du tout! Ha!

Hey la grande! T’es capable! Ben oui, t’es capable!